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Salon
des Peintres de l'Air 2007
Le
Bourget, juin 2007
Perinotto
se voit décerner 3 prix pour 2 oeuvres
-
Prix de la fondation Latécoère
- Prix du Chef d'état-major de l'armée
de l'air
- Prix de l'Aéroclub de France
 
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Extraits
de l'article de Frédéric Beniada
paru dans Info-Pilote (mars 2006)
Ses
tableaux ont une gueule d'atmosphère :
celle des missions de guerre, celle de la ligne
des années 1950. Mais quelle histoire racontent-ils
? « ça dépend, dit Perinotto.
Une grosse partie du boulot se fait dans l'oeil
de celui qui regarde... »
Comment
naissent ses compositions ? « D'une
photo publiée dans une revue, d'un livre,
d'une image extraite d'un film ou parfois d'un
souvenir d'enfance. J’y réfléchis
longtemps. Puis les croquis préliminaires
et les esquisses s'enchaînent pour trouver
l'angle adéquat de l’appareil choisi.
Parfois, je vais me balader dans des zones industrielles
ou sur des terrains d'aviation. Pas tellement
pour dessiner. Plutôt pour prendre des notes,
saisir I'atmosphère. J'ai besoin de recul
par rapport à l’avion lui-même.»
Sa
signature, ce sont les scènes en noir et
blanc représentant des long-courriers d'après-guerre
aux couleurs d'Air France ou de la TWA. En arrière-plan,
les gratte-ciel de New York ou l'Orly des années
1950 et sa célèbre aérogare.
Le bleu, c’est pour les rehauts, qui donnent
un coté vieille photo de collection. Les
effets de piste mouillée, les ambiances
de nuit, l'artiste les maîtrise parfaitement.
lls confèrent à ses oeuvres une
lumière toute particulière et accentuent
le brillant des fuselages métalliques de
I'époque. Ses toiles vibrent comme les
moteurs de ces géants disparus de l’Atlantique
Nord.
A
la fin des années 1980, Lucio décide
de se consacrer entièrement à sa
passion et devient peintre professionnel.
L'artiste rejoint l’Association des
peintres de l’air, où il côtoie
Albert Brenet, l’un de ses maîtres,
disparu en juillet 2005. « C'est à
partir du moment où j'ai fait du noir et
blanc que je me suis considéré comme
peintre et senti différent des autres artistes.
Auparavant, je faisais du surréalisme,
j’étais inspiré par I'art
belge des années 1930-1940. »
La
reconnaissance intervient en 1996 à l’occasion
d'une exposition à Orly. C'est le véritable
décollage de Lucio Perinotto. La quasi-totalité
de ses toiles trouveront acquéreur en quelques
jours. Et depuis ? Du Constellation à la
chaîne, des DC3, DC4 et des Breguet Deux
Ponts pour l’essentiel, question de simplicité
et de rondeur. Et aussi des warbirds : Curtiss,
Spitfire, Corsair, Dewoitine 520... Si les avions
modernes, trop lisses, ne l’émeuvent
guère, Concorde lui inspirera pourtant
quelques belles réalisations. Aujourd'hui,
Lucio Perinotto est l’un des rares peintres
de l’air à vivre de son art. Il produit
entre trente et quarante toiles par an, et travaille
parfois sur commande. Il expose très régulièrement
ses oeuvres à la galerie Vitesse, dans
le 8ème arrondissement de Paris. |